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la Sten Mk II : l'arme de la Liberté

Création        
Durant la campagne de 1940, les soldats Britanniques ne bénéficient pas de la puissance de feu d’un pistolet-mitrailleur, même si ils sont dotés d’une faible quantité de P.M. Thompson. Ces sont les ingénieurs Sheffield, major, et Turpin qui, en s’inspirant de la MP 38, créent une arme facile à démonter et à entretenir, facile à dissimuler et d'un emploi très simple. A leur initiales, s’ajoutent les deux première lettres de la firme Enfield : S-T-EN.
 
La Mk II
La Sten mk II apparait en 1942. C’est le modèle le plus répandu de la Seconde Guerre mondiale. C’est est une arme rudimentaire, courte (0,76 m), légère (3,650 kg avec le chargeur garni), qui se démonte en 3 parties. « Le mécanisme est simplifié. Les organes de visée sont soudés, donc fixes et sans réglage. Hormis le canon et la culasse en acier, tout le reste est fabriqué en tôle emboutie, généralement peinte en noir. La crosse peut être tubulaire ou du type crosse-squelette moins inconfortable. L'arme est alimentée par des chargeurs contenant 32 cartouches de 9 mm parabellum. Cette simplicité et cette légèreté ont une contrepartie : dépourvu de sécurité, le tir peut se déclencher à l'improviste. Le servant ne doit pas tenir l'arme par le chargeur (comme on le voit dans les films) car cela perturbe l'alimentation de l'arme ; il la tient par le canon malgré la chaleur dégagée. L'arme est donc fragile »[1].
Cette arme simple dont la création est improvisée, permet d’être produite en grande quantité pour un coût modique (30 shillings) et qui reste fiable pour le combat rapproché. « Ces composants peu nombreux peuvent être facilement usinés par une multitude de sous-traitant privés, même par de petits ateliers de campagne »[2].
Si elle a son baptême du feu à Dieppe, lors de l'Opération Sledgehammer, en août 1942, son emploi est généralisé dans l'armée Britannique à partir de 1944. D’abord parachutée avec parcimonie, dès 1942 elle est parachutée, puis début 1944, en plus grande quantité aux Résistants d'Europe, et notamment aux Français. Arme idéale pour la guérilla de par sa simplicité d'utilisation, sa petite taille lui permet d'entrer en dotation au sein des troupes parachutistes Britanniques, d'armer les officiers, les sous-officiers, ainsi que les membres d'équipages.
 
La Sten Mk II dans l'Ain
L’arrivée de la Sten est très attendue dans l’Ain, aussi bien par les résistants[3], que par les collaborateurs dès septembre 1943, la Milice de l’Ain arrive à s’en procurer quelques exemplaires. Les groupes-francs sont les premiers à en être dotés. Les chefs de sizaines apprennent à s’en servir, à l’utiliser, la monter et la démonter les yeux fermés puis par la suite à l’apprendre à leurs camarades. Dès les premiers exemplaires en main des résistants du département, ceux-ci prennent à cœur de savoir l’utiliser, car des cours pratiques : « Notre objectif est cependant de combattre militairement le jour venu, donc de se familiariser avec les armes. Un tour de rôle est organisé qui conduit chaque jeudi, jour de sortie l’après-midi, une sixaine chez Marcel Thenon aux cités S.N.C.F. ou à la ferme des parents de Bouvet pour l’initiation au montage et démontage de la mitraillette STEN »[4] ; et au travers d’un manuel d’utilisation simplifié largement répandu.
Dans l’Ain, elle équipe en très grande quantité les Maquis sous le nom commun de mitraillette. Certains exemplaires sont dotés de la crosse pistolet. Le 12 août 1944, le bataillon de l’OMA compte 137 mitraillettes ; le 9 août, le camp Michel compte 61 sten avec 10 050 cartouches ; le 10 août groupe-franc Antoine dit Sans-Pardon compte 7 mitraillettes ; le même jour la compagnie Jo en dénombre 43. La Sten équipe, en moyenne, 43,8% des groupes de FFI de l’Ain, ce qui représente la majorité des armes présentes avec les fusils-mitrailleurs, les fusils, les mousquetons et les carabines M1. A l'issu des combats de libération du département, la Sten Mk II va poursuivre la guerre jusqu'à la Victoire aux mains des FFI devenus 99e RIA, sur le front des Alpes.

[1]              http://www.invalides.org/images/light-39-45/sten-l.pdf
[2]              http://www.invalides.org/images/light-39-45/sten-l.pdf
[3]              « depuis le temps qu’on en parlait en sourdine…la sten de démonstration était arrivée. On allait pouvoir la toucher, l’examiner, la démonter, peut-être même s’en servir ». Témoignage de Lefèvre alias Poncarral, n.d. Archives MdAin 39-45.
[4]              Témoignage de Jean Marinet – FUJ de Lalande, AS de Bellegarde.

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